Coupe, dite pošqâb

Meybod, 1964
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Descriptif de l'œuvre

Typologie
« Kermânî »
Notice
À la fin du XIXe siècle, les potiers de Meybod reprennent la technique de la pâte siliceuse des Safavides grâce à l’arrivée de Qanbar (Nâïn, 1874 – Meybod, 1934), en 1894 – un potier originaire de Nâïn initié par son père Hoseyn Nâïni –, qui va à son tour former de très nombreux apprentis. Il y a donc une continuité sur le plan technique, mais également esthétique, puisque l’on trouve déjà chez les Safavides cette même prédilection pour le bleu et blanc, ainsi que des motifs décoratifs d’inspiration chinoise. L’appellation kermâni dérive du lieu d’origine de ce décor ; Kerman était un important centre de production de céramique, actif jusqu’au XVIIIe siècle (CENTLIVRES-DEMONT 1975, p. 10, fig. 17 et 18). Cette ville, traversée par la Route de la soie, subit l’influence de la porcelaine chinoise qui y transitait. En plus de l’imitation des décors, il n’est pas rare de trouver des fausses marques chinoises sur certaines pièces créées à Kerman et Yazd au XVIIe siècle (voir article de Yolande Crowe). Elles y étaient d’ailleurs parfois vendues comme telles, au moment où les exportations de porcelaine de Chine ont été provisoirement interrompues (SOUSTIEL 1985, p. 400). Le décor peint au bleu de cobalt étant appliqué sur l’engobe blanc et sous la glaçure, il est partiellement absorbé par la pâte crue encore poreuse. Après la cuisson, il apparaît parfois fondu et légèrement fusé : cet aspect est assez récurrent dans la production de Meybod. Dans certaines variantes, des rehauts verts viennent souligner la fleur (ou soleil), comme sur la pièce dédicacée inv. AR 2011-247. Le bol de Hoseyn (inv. AR 2011-208), avec un décor aux grains de riz est encore un exemple de l’influence esthétique chinoise. On retrouve généralement le même décor à l’intérieur et à l’extérieur de la pièce. En effet, le kermâni est rarement associé à un décor aussi complexe que le gombad, faisant de cet exemple une pièce exceptionnelle témoignant d’un savoir-faire technique qui va se perdre au fil du temps, menant à la simplification des motifs et à leur réduction à un nombre de plus en plus restreint.
pâte siliceuse, décor peint en bleu et vert sur engobe et sous glaçure alcaline bleutée
haut.: 6.2 cm diam.: 23.2 cm
N° inventaire
AR 2011-220

Plus d'informations

Don Fondation Amaverunt, 01.03.2011

Cette œuvre a figuré dans les expositions suivantes:

Expositions
« Terres d'Islam. L'Ariana sort de ses réserves II », Musée Ariana, Genève, 28.02.2014 - 31.08.2014

Bibliographie de l'œuvre

Schumacher, Anne-Claire (dir.), Terres d'Islam: les collections de céramique moyen-orientale du musée Ariana à Genève, [exposition Genève, Musée Ariana, 28 février - 31 août 2014], 5 Continents Editions, Milan, 2014, p. 177 à 223 (Référence)

Centlivres-Demont, Micheline, Une communauté de potiers en Iran : le centre de Meybod (Yazd), s.n. / Th. lett. Neuchâtel, 1970, S.l., 1971, p. 45, 47, p.117, 128, fig. n°60 et photo n°25 ()

Bibliographie des variantes de cette œuvre

Centlivres-Demont, Micheline, Faïences persanes des XIX et XXe siècles, Amis suisses de la céramique, Berne, 1975, p. 10, fig. 4, 18 (Comparaison)

Autres œuvres du même auteur

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Bol, dit kâse, Meybod, 1964